Suétone, Vie de César, 37 : "Triomphes de César"
Original (86 mots environ
) :
Confectis bellis quinquiens triumphauit, post deuictum Scipionem quater eodem mense,
sed interiectis diebus et rursus semel post superatos Pompei liberos. Primum et excellentissimum
triumphum egit Gallicum, sequentem Alexandrinum, deinde Ponticum, huic proximum Africanum,
nouissimum Hispaniensem, diuerso quemque apparatu et instrumento. Gallici triumphi
die Velabrum praeteruehens paene curru excussus est, axe diffracto ascenditque Capitolium
ad lumina, quadraginta elephantis dextra atque sinistra lychnuchos gestantibus. Pontico
triumpho inter pompae fercula trium uerborum praetulit titulum VENI - VIDI - VICI
non acta belli significantem sicut ceteris, sed celeriter confecti notam.
Français (trad.
Sarah Gaucher)
:
Les guerres terminées, il triompha cinq fois, dont quatre le même mois après sa victoire
sur Scipion mais à quelques jours d’intervalle et de nouveau une fois après la défaite
des fils de Pompée. Il triompha de la Gaule (le premier triomphe et le plus beau),
juste après d’Alexandrie, puis du Pont, puis directement après de l’Afrique et en
tout dernier lieu de l’Espagne, chacun des triomphes étant fait avec une pompe et
un appareil différents. Le jour où il triompha de la Gaule, alors qu’il traversait
le Vélabre, il fut presque jeté hors de son char, dont l’essieu s’était cassé. Il
monta au Capitole à la lueur des flambeaux, quarante éléphants, à sa droite et à sa
gauche portant des candélabres. Dans son triomphe du Pont, il porta, au milieu des
ornements de la pompe, un tableau où étaient inscrits trois mots : « Je suis venu,
j’ai vu, j’ai vaincu », qui ne rappelait pas, comme les autres tableaux, les évènements
de la guerre, mais qui était le rappel de sa rapidité.
Mots-clés : indicatif parfait ; participe présent ; participe parfait ; superlatif ; hic, haec, hoc ; idem, eadem, idem ; ablatif absolu ; histoire ; guerre
Contribution : Sarah Gaucher